IBIZA : patrimoine mondial de l’UNESCO

C’est depuis le 4 décembre 1999 qu’Ibiza figure au Patrimoine mondial de l’UNESCO sous le nom « Ibiza, biodiversité et culture ». L’UNESCO estime que cet ensemble de biens culturels et naturels représente un exemple remarquable de l’interaction entre les écosystèmes marins et côtiers et rend hommage à la longue histoire d’Ibiza. Si l’île a su s’imposer sur la fameuse liste de l’organisme international, c’est principalement pour quatre raisons. Quelles sont-elles ?

Le parc naturel de Ses Salines d’Ibiza et de Formentera

Le parc naturel de Ses Salines représente un espace naturel protégé localisé dans les Îles Baléares. Il est composé d’une partie marine et d’une partie terrestre qui appartiennent aux îles d’Ibiza et de Formentera. L’espace que couvre le parc s’étend ainsi sur un peu moins de seize milliers d’hectares : 13 000 ha d’espace marin (Freus) et 2 838 ha d’espace terrestre (salines de Formentera et anciennes salines d’Ibiza). Les herbiers de posidonie que l’on retrouve dans sa partie marine sont l’une des raisons pour lesquelles le parc figure au patrimoine mondial. Il est composé de tous les écosystèmes présents dans l’île d’Ibiza, et tout au long de l’année on peut y admirer de magnifiques flamants roses.

 

La ville haute d’Ibiza (Dalt Vila)

La vieille ville d’Ibiza est d’origine phénicienne et occupe un rôle non négligeable dans les passages de la Méditerranée : c’est la raison pour laquelle des fortifications furent érigées pour sa défense. C’est au XVIe siècle, sous Charles Quint, et dans le but de se défendre contre les attaques des Turcs que les antiques murailles de la ville ont été construites. Il a fallu quatre décennies pour en mener la construction à terme. Les principaux bâtiments historiques que l’on retrouve dans la ville haute sont :

– La Curie, ancien tribunal de justice ;
– Le Siège de l’Université, ancien conseil insulaire, qui abrite présentement le musée archéologique ;
– La cathédrale de Santa Maria ;
– Le Couvent des moines fermés (Convent de ses Monges Tancades) ;
– La Pabordia, ancien palais épiscopal qui abrite aujourd’hui les archives diocésaines ;
– Le château Almudaina, qui représente la résidence des trois seigneurs de l’île ;
– La chapelle de San Salvador qui abrite maintenant le musée archéologique ;
– Le Couvent de Saint Dominique qu’occupe la mairie ;
– La chapelle de l’Espérance ;
– Les maisons seigneuriales Can Comasema, Can Balanzat, Can Fajarnés et Casa Gota-redona

La nécropole punique de Puig des Molins

La nécropole punique de Puig des Molins représente un site situé non loin d’Ibiza et que les phénico-puniques utilisaient comme nécropole. En raison de la durée particulièrement longue pendant laquelle elle a servi et du matériel archéologique découvert au cours des fouilles, on le considère comme la principale source de connaissance de l’influence de la civilisation carthaginoise sur l’île d’Ibiza. Le mobilier funéraire que les archéologues y ont retrouvé est particulièrement riche. Il est composé de figures d’argile (représentations d’orants masculins ou féminins richement décorées, caractérisées par des influences égyptisantes, puniques et grecques), d’amulettes, de lampes à huile, de vases, de bijoux, de haches votives et de nombreuses représentations de Déméter et Coré.

Site archéologique phénicien de Sa Caleta

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Situé à approximativement 10 km à l’ouest de la ville d’Ibiza, le site archéologique de Sa Caleta est constitué de vestiges sur un promontoire rocheux. Ce site de Sa Caleta constitue un exemple unique de l’urbanisme phénicien dans la région Méditerranéenne. Les vestiges où l’on retrouve des ruelles étroites et de petites places aux dessins irréguliers sont un excellent témoignage de la remarquable habileté de ce peuple sur le plan du ciselage de ses métaux.